Publié le mercredi 14 mai 2003
La grève aura notre peau
La grève attaque par nos gorges, nos trachées, nos poumons. L’équation est simple. Qui dit grève des métro, bus etc, dit développement des transports alternatifs. Donc, et d’abord, une recrudescence des automobilistes. Donc, et ensuite, des bouchons sur tous les axes, petits ou grands, de Paris. De la place de la Concorde, à l’avenue de Vincennes, en passant par la rue de la Convention ou le boulevard Haussmann. Donc, et toujours, ceux qui ont choisi leur vélo, leurs rollers ou leurs pieds pour se déplacer prennent une bonne bouffée de CO2 au réveil et une deuxième le soir. Rien d’une dose homéopathique. Non, une bonne charge pour bétail. Et l’effet irritant est accéléré par l’effort provoqué par la marche active, le patinnage ou le cyclisme. Que dis-je, le gymkana entre les camions poubelles en transit, les camions de livraison stationnés, les bus surbondés, les voitures accolées, les scooters qui dégazent, les automobilistes qui fument ou crachent à la fenêtre. Bref, la grève aura notre peau.
par Leo Todd | le 2003-05-14 15:07:41 | PERMALIEN
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